Dimanche 5 avril

Et le dimanche, on s’évade !

Avec le premier album de bou, groupe rennais – et ami.es – qui sort donc de sa besace douze titres tout aussi différents que liés. Un peu comme un puzzle qu’on aurait sorti après un pique-nique en plein été. Les notes s’agencent, chaotiques et évidentes, sur un sol un peu bosselé.

Chaque pièce de ce puzzle, chaque morceau, a sa propre identité, et des mouvements qui lui sont propres. Des micro-symphonies qui attrapent. On s’attend à une balade, et ça dérive sur des accents pop-rock, sur deux trois accents punks, une boucle, deux, et un changement de tonalité. C’est ça qui est dingue, dans « Pardon my French » (le nom de l’album, donc) : cette sensation d’un déséquilibre permanent. On est surpris en permanence que ce soit par les paroles, les transitions ou les virages à 180 degrés. Ce ne sont pas des refrains que bou nous fait entrer dans la tête avec les conneries d’Alto Almighty, ou la voix d’Atide qui raconte sans y toucher des histoires délirantes : ce sont des images, une fresque toujours en mouvement.

Et beaucoup, beaucoup de soleil.

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