
Ça se passe toujours bien, les mercredis avant les évaluations, en cinquième. C’est là où nous faisons les fiches de révision. Fiches qu’ils ont le droit d’amener en contrôle. Règle : pas plus d’un recto.
Et c’est parti pour une heure, dans ce bahut pas toujours facile, à faire ce qui semble aller de soi : bosser sur son cahier. Pendant une heure, les mômes ont le nez dans leur cours, à tenter de retracer la cohérence de ce que nous avons appris, à retrouver les mots de vocabulaire (on les écrit en vert) et les définitions de concepts importants (on les écrit en rouge).
« Aaaaah mais ça veut dire ça, en fait, « courtoisie » s’exclame Alicia en débouchant le stylo violet à paillette que je lui ai prêté (je retrouve systématiquement les 24 crayons impeccablement rangés par couleur, à la fin de ces cours). Pendant ce temps, Lupa, qui a déjà terminé sa fiche de révision chez elle « parce que je m’ennuyais » passe de table en table, pour aider les camarades que je lui désigne discrètement.
Je pourrais m’affliger en me disant qu’il faut que même ça, même réviser son cours, il faille le faire en classe. Je préfère me dire que ce mercredi, on s’offre du temps. Tout le monde dans les mêmes conditions. Tout le monde à trouver un sens. Ça n’est pas rien.







