Mardi 31 mai

Aujourd’hui, en vie de classe, je demande aux 3ème Orphée de rédiger leur propre bulletin de dernier trimestre. Comment évaluent-ils le travail qu’ils ont fourni cette année.

Comme toujours deux tendances : 

Pour M., par exemple, c’est un ensemble de remarques désagréables et sèches “Ne fait rien.” “Aucun effort.” “N’exploite pas ses capacités.” “Ne rend pas ses devoirs.”

Je lui montre les appréciations qui ont été rédigées à son endroit. La plupart notent une hausse dans son implication et sa motivation et l’en remercient. Elle hausse les épaules. “Vous voyez ? J’avais raison.”

A. me rend sa feuille en souriant. “Français : A. est très gentille et aime bien la matière. Maths : N’est pas toujours très agréable avec son professeur. SVT : Est agitée.”

“A. ? Et votre travail ?
– Comment ça ?
– C’est à ça que sert un bulletin. À parler de vos résultats.
– Ouais, mais non, les profs ils disent si on est gentils ou méchants.”

L. refuse. Purement et simplement. “Je veux pas savoir. Ça m’angoisse, j’ai peur de me rendre compte que je suis nulle.”

Le bulletin, ce document essentiel. Légendaire, et souvent infâme.

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