Et le dimanche, on s’évade. Pour les nouveaux venus, le dimanche, c’est relâche. Plutôt que de parler boulot, on discutaille bouquins, musique, films, séries… C’est bien entendu subjectif, et totalement sujet à commentaires !
Et on commence l’année avec ce qui m’a fait les vacances.
Penny Dreadful est une des – nombreuses – séries d’horreur gothique qui se plaît à touiller des personnages bien connus, de Frankenstein à Dracula en passant par le Loup-Garou, tout en cherchant à lui apporter une touche personnelle.
La touche personnelle en question, justement, c’est la tendresse infinie que le scénariste (qui avait auparavant travaillé sur le très bon James Bond Skyfall) montre envers ses monstres. Réunis autour de Vanessa Ives – Eva Green, que j’aime, et que ceux qui la traitent de poseuse peuvent aller danser en rond dans la mangrove – une jeune femme aux pouvoirs étranges et aux sourcils perpétuellement froncés, un groupe d’aventuriers se met à la recherche d’une certaine Mina Murray, enlevée par un indélicat aux dents longues.
Bien entendu, très vite, ce groupe d’exclus se découvrira des liens et des blessures communes, et c’est finalement ce qui importe. Au milieu de scènes d’action et de sexe totalement outrées, des moments de dialogues, dans la grande demeure de la famille Murray toute en clair obscur, dessinent délicatement de jolis monstres. On crie autant dans Penny Dreadful que l’on se confie à mi-voix. En plus, on découvre que Josh Harnett sait jouer, ce qui m’a scotché, et que Billie Piper (Rose Tyler dans Doctor Who), parvient à apporter toute sa puissance et sa fragilité aux personnages les plus improbables.
Penny Dreadful peut donc se regarder comme une grande saga d’aventures horrifiques et érotiques, mais également comme la saga d’une poignée de personnages qui recherchent l’universel : un peu de chaleur.