Samedi 24 septembre

Il est 4h30 du matin. Et à voix basse, parce que presque tout le monde dort, je discute avec deux noctambules. Il est 4h30, on parle Éducation Nationale. J’ai la tête embrumée d’alcool, et je pense à ce commentaire de lecteur qui me conseillait assez vertement d’arrêter de me définir dans mon boulot, et de me trouver une vie.

J’aime cette vie. L’impression qui se construit petit à petit que ce travail constitue une part de moi, une part fragile et précieuse, que je tente de définir, sans angoisse ni gêne. 

Je suis en paix, avec ma feuille de salaire, pour la première fois depuis neuf ans.

Laisser un commentaire