Mardi 20 juin

4 heures à faire passer des oraux le matin, 4 heures à faire passer des oraux l’après-midi. 30 minutes pour manger entre les deux et une réunion. Le tout sous une chaleur étouffante dès la deuxième candidate.

Nous siégeons, jurys abrutis de chaleur. D’abord à côté de T. (que j’appellerai désormais Lady T. pour ne pas la confondre avec T., d’Ezia Polaris), dont la présence est totalement naturelle. Nous observons les mômes se débattre avec un oral aux modalités trop hâtivement définies – merci la réforme du collège – et nous marrons en simultané, retenons notre souffle quand une élève nous fait visiter, sur les ailes de son enthousiasme, les artères de la Sagrada Familia. 

Puis l’après-midi, à côté de B. Prof de techno, baroudeur, amateur de métal et de petits labels. B., grosse voix héritée du lycée pro, qui s’adoucit brusquement quand le premier candidat de la liste, malade de trouille, se pointe. Qui mène l’oral avec une délicatesse d’orfèvre et me rabroue, moi le prof habituellement “trop gentil” quand j’évalue un peu trop sévèrement les capacités d’analyse du môme. B. avec qui je passe l’après-midi. Les éphémères complicités des fins d’années scolaires, celles pendant lesquelles on se demande pourquoi on ne s’est pas rapproché plus tôt de ce collègue. Les éphémères complicités qu’on oubliera pendant les vacances et ça n’est pas grave.

Attendre T. en salle des profs qui, rapport au mur en baie vitrée, se transforme en un intéressant croisement entre un solarium et un barbecue. Et rentrer dans le RER qui roule péniblement.

De la chaleur et beaucoup de courage aujourd’hui.

Laisser un commentaire