Mardi 19 décembre

En ce mardi de semaine B, durant lequel je devrais normalement avoir deux heures de cours, j’ai donc le droit à une fascinante formation sur notre Espace Numérique de Travail, qui est censé à peu près tout faire dans notre établissement, au point que j’en viens à me demander si nous servirons encore à quelque chose après sa mise en ligne, hormis organiser la résistance lorsqu’il aura décidé d’anéantir l’espèce humaine.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, je découvre que je suis administrateur réseau – position que je ne me rappelle pas avoir sollicitée – et que j’ai également accès à toutes les données de mon ancien bahut… Splendeurs et misères de l’informatique dans l’Éducation Nationale. Je trouve d’ailleurs d’un cocasse achevé que l’on nous incite au tout numérique au bahut d’un côté, tandis qu’on honni les écrans dans les discours ministériels. Mais je suis trop épuisé pour être sarcastique.

Être en formation dans son bahut, c’est un peu être en apesanteur. On aperçoit les collègues qui se sont déjà coltinés le bousin hier courir dans tous les sens et gérer leurs élèves, tandis qu’on les observe, un peu perplexe. Tellement d’énergie dépensée. Est-ce donc ainsi que nous courons, tous les jours ?

Avec un léger vertige, je me rends compte que l’essentiel de mon temps de cours jusqu’aux vacances sera consacré à la surveillance du brevet blanc. Plus que quatre heures de cours.

De plus en plus léger.

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