
Aujourd’hui, en voiture, c’est avec Samovar père que je discute. Je me laisse aller à me plaindre de décisions de Cheffe et de Cheffe Adjointe. Chef Adjoint, il l’a été, lui.
“Tu passes ton temps à avaler des couleuvres, c’est vraiment un boulot à la con. On te mets des dizaines d’exigence sous le nez et en plus de ça, tu dois motiver tes troupes.”
Le grand paradoxe de “l’équipe pédagogique”, telle qu’elle nous est présentée : les adultes qui sont censés travailler “dans l’intérêt de l’élève” sont en réalité soumis à des injonctions souvent différentes en fonction de leur rôle, et souvent contradictoires. Avec pour résultat, des blocages et des rancoeurs.
Quelles qualités, au fond, attendrais-je d’un chef d’établissement idéal ? Une indépendance totale face aux institutions ? Un soutien indéfectible ?
Pas évident.
Mais avant tout, je crois, juste une honnêteté totale, quant aux attentes que sa hiérarchie lui transmet. Je ne doute pas que les demandes qui lui sont transmises vont à l’inverse de ce que nous pensons être l’intérêt des mômes. Mais je pense qu’il est essentiel que l’on nous dise clairement dans quel sens notre hiérarchie à son plus haut point, cherche à nous diriger.
Histoire que nous arrivions tous à tirer dans le même sens. Ou à nous opposer, sans rancoeur ni colère.
Comme des adultes.