
La fatigue.
Celle de fin de semaine, d’après sept heures de cours. La fatigue qui fait rentrer et s’écrouler sur son canapé. La fatigue dans la gorge et les vertèbres, dans les tripes et la cervelle.
Trop. D’histoires, de joies, de difficultés. Trop de consignes donnée et de questions reçues.
Se laisser dériver, abruti, sur son canapé.
Et puis brusquement se redresser. Parce qu’on ne va pas se laisser vaincre par cet épuisement, même si, au fond, ce serait confortable de se dire que ce soir, on ne fait rien, ce soir, on n’essaye d’être rien d’autre qu’un prof épuisé.
Tant que j’ai cette énergie du refus, je ne crains pas mon boulot.
Jusqu’à quand ?