Lundi 22 octobre

Visite d’Akihabara, le quartier geek. Je ne savais pas à quoi m’attendre, dans tous les cas j’aurais été surpris.

Un endroit qui hurle. Littéralement. Les annonces aux carrefours – “Merci de veiller à la sécurité de la ville.” un peu flippant – se superposent aux musiques de pubs en provenance de tours délirantes, qui se superpose aux sons des bornes d’arcades, plusieurs dizaines par étages dans les game centers.

À nouveau impression étrange : les machines de jeu sont flambant neuves, les bâtiments presque vétustes. C’est comme ça partout. Comme si les murs vieillissaient mais jamais ce qu’ils renferment.

Boutiques de mangas et figurine. Là encore des dizaines d’étages. G. achète le premier volume de Dragon Ball qu’il a lu, moi une petite figurine pour mon élève Roog. J’ignore pourquoi. Ce n’est même pas mon élève préféré mais mon intuition me souffle que ça pourrait être important.

On flâne à s’abrutir d’images et de bruits. Puis à l’overdose, déjeuner dans un minuscule établissement pour employés de bureau. Tu commandes, tu manges, tu payes. Et dehirs, un autre prend ta place. C’est succulent.

On a vu un fragment à peine de cette frénésie colorée, et pourtant si sérieuse. On a l’impression d’en avoir pour la vie.

Avec fierté, G. et moi gérons notre JR Pass pour nous rendre à Shunjuku, le centre administratif de la ville. Quelques heures seulement. Le café Square Enix, où je suis comme un gosse, les tours, immenses, brutales et sereines. Un sanctuaire, surgi brutalement.

Assez de souvenirs pour des mois. Et partout des corbeaux aux rires impassibles.

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