
Je suis en train de mettre les dernières touches à la partie théâtrale du spectacle d’année des troisièmes Glee. Pour la quatrième fois de leur collège, ils monteront sur scène pour jouer, un rôle et un instrument.
Un spectacle par an, sacré projet.
Et ces deux dernières années, deux spectacles originaux, lancés par Monsieur Vivi, leur prof absolu qui, depuis quatre ans, leur a appris la technique, le souffle, les notes, la voix.
“Ce ne sont que des spectacles de fin d’année.” me dit-il régulièrement, quand on se voit pour les inventer. Rien de dévalorisant là-dedans. Juste que nous restons des profs, et que nous ne révolutionnerons ni la musique, ni l’éducation, et sans doute pas la vie de ces élèves.
Et pourtant je me demande… Pourtant j’aimerais savoir. Si dans cinq, dix ou vingt ans, il subsistera quelque chose de leur voyage dans une ville souterraine ou, cette année, dans l’histoire d’une famille ballotée par l’Histoire du XXe siècle. Si les notes composées par Monsieur Vivi, les phrases que j’ai écrites et qu’ils auront mises en voix, leur seront d’un quelconque secours…
Ouais.
En attendant, il va falloir décider des rôles, et vu la pagaille de messages que les élèves m’envoient, ça promet d’être digne d’une série Netflix !