Mercredi 17 avril

En faisant du rangement, je suis retombé sur un cahier. Rédigé par la première classe de troisième à laquelle j’ai enseigné en arrivant à Ylisse, à la fin de l’année. Les gamins avaient tous rempli une page. Et j’apparais, sous leurs mots ou leurs traits – ils aimaient bien dessiner – tandis qu’ils me disent au revoir.

J’observe ce prof, celui que j’ai été sous leurs yeux, il y a quelques années.

Impression étrange, comme quand on revoit les premières saisons d’une série. C’était souvent maladroit bien sûr, ça manquait de rythme, de budget, aussi, mais il y avait quelque chose d’autres. Un bouillonnement d’idées, un potentiel pas encore réalisé. Qui, petit à petit, se met en place, se structure, et permet de raconter une vraie histoire.

Pincement au cœur. Devant cette belle preuve de reconnaissance des élèves, mais aussi pour ce type que j’ai été.

Peut-être, aussi, est-ce pour cela que j’ai timidement demandé à partir cette année.

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