Jeudi 27 juin

Nous avons amené notre formule (sandwich, pâtisserie et boisson, 6,70 euros), sous les arbres du parc, Monsieur Vivi, T. et moi. Pendant que nous discutons en attendant de repartir pour une énième réunion, deux jeunes gens viennent nous trouver. Deux anciens élèves. L’un d’eux portent une serviette sur la tête. Ils marchent sous le soleil de canicule.

“C’est là qu’il y a le soleil, messieurs !”

Le premier, grand échalas. Venant de passer son Bac ES. Il n’a jamais forcé son talent, et nous parle, avec toute la négligence maladroite de ceux qui s’en sont toujours sortis.

L’autre, que nous croyions perdus. Décrocheur scolaire, parfois violent, souvent menteur. Une association s’apprête à le faire voyager au Québec ou à Londres, après lui avoir donné une formation minimale. “Tout le monde dit que je dois voir autre chose qu’Ylisse ! Ils doivent avoir raison.”

En contrejour sous les arbres, ils nous parlent de leur futur à construire, du Brexit et de l’épreuve de maths du Bac. Infiniment apaisé.

“L’État sait quand même prendre soin de ses enfants, s’amuse Monsieur Vivi quand nous les quittons, après qu’ils nous aient raccompagnés aux grilles du collège.”

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