
Aujourd’hui, sort le dernier épisode de la saga Star Wars. Une fiction qui me colle aux basques depuis le CE1, et que j’ai exploré au travers de ses multiples avatars, des films aux bouquins, en passant par le jeu de rôle et le jeu vidéo.
Star Wars a également été quelque chose de très doux, pour moi. En cinquième et quatrième, le petit nerd prétentieux que j’étais n’avait pas masse de sujets de conversation en commun avec le reste de la classe. Mais Star Wars en faisait partie. Le moment où, quand on parle de l’épisode qui est passé à la télé le soir précédent (snob toujours, je ne manquais jamais de signaler que moi, moi, moi je disposais des cassettes vidéos), les exclusions du groupe se font moins fortes, où on est tous égaux devant les aventures de Leia, Luke et Han, devant les épiques poursuites spatiales ou les ténèbres de Darth Vader.
Ce genre de communion n’a pas changé. Les héros, seulement. Aujourd’hui, Luffy de One Piece fédère énormément de mômes. Qui oublient souvent de s’insulter où s’envoyer des bourrades dans les côtes quand ils comparent leurs avancées respectives dans le manga ou l’anime (”Spoile pas, spoile paaaaas !”)
D’ailleurs lundi :
“Vous voulez me parler monsieur ?
– Oui Shalya. Je voulais vous dire que je suis très heureux. Depuis deux semaines vous faites beaucoup d’efforts, vous participez, et vous vous intéressez énormément au cours. Il y a une raison ?
– Oh euh… En fait, avec Roog, on a la même mère.
– Ah. Et donc ?
– Il a dit qu’il fallait écoutez, à votre cours.
– Roog. Qui vous dit qu’il faut écouter ? D’accord, je suis heureux que vous le fassiez, lui, pendant un an, j’ai eu du mal à le faire se concentrer.
– Monsieur. C’est vrai que le bonhomme de One Piece, c’est vous qui le lui avez offert ?
– Oui.
– Il est sur son bureau. Et personne doit y toucher hein !”
Parfois ma vie de prof ressemble à une série télé. Ou à une fiction. Une de celles qui réconcilient un groupe.