Vendredi 3 avril

Étrange départ en vacances…

Cette fin de période commence par un nouveau tour d’appels aux familles, durant lequel je m’aperçois que ce foutu virus a lancé ses griffes sur des familles d’élèves. Et je me retrouve avec mes mots qui coulent comme du sable “faire un bilan”, “savoir si tout va bien”… Et est-ce que tu peux encore être prof, face à la détresse respiratoire ?

On apprend aussi que le brevet sera attribué en contrôle continue. Je ne sais pas ce que j’en pense, j’intègre machinalement la nouvelle. J’ai épuisé mes réserves d’opinions, de colère, d’enthousiasme et d’indifférence, ces dernières semaines. La seule réflexion que je parviens à avoir est : “Comment faire cours en intégrant cette donnée ?”
Se raccrocher aux automatismes.

Partir en vacance. Non. Juste l’être, durant le temps du confinement…

J’ignore comment je retrouverai les élèves, j’ignore à quoi ressembleront ces retrouvailles, durant ces quinze jours où je ferai… Quoi, qu’on fait, quand on est profs, dans ces cas-là. Repenser les cours. Appeler sa famille. Virginia Woolf. Persona 5 Royal.

Je ne suis plus sûr de rien.

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