Vendredi 16 octobre

Il est 17h20. Le collège Nohr est vide.

Dans une toute petite salle, je parle avec Sigurd et sa maman. Sigurd qui frappe ses camarades, Sigurd qui répond aux professeurs, Sigurd qui ment.

Sigurd mutique.

J’ai préparé l’entretien. J’ai fermé les yeux et je me suis rappelé, de mes collègues. Du parler, toujours précis et délié de T. Des idées, claires et précises de M. Vivi. Du refus de capituler de Lady T. 

Je ne sais pas parler aux parents, je bafouille sans arrêt, je me reprends. Ce soir, c’est un gestalt de tout ce que les enseignants que j’admire qui s’exprime. Et petit à petit, Sigurd commence à répondre. Se détend. Et nous arrivons à mettre des mots sur son mal-être à mettre en place, peut-être, des étais qui tiendront.

Je repars dans la pénombre, l’éclairage a déjà été coupé, le môme et sa mère à quelque pas devant moi. Et derrière, les voix et la présence, toujours puissante, toujours réconfortante, de ceux qui m’ont porté.

Vacances.

Laisser un commentaire