
Hier soir, échange avec une lectrice. Elle me parle du métier d’enseignant, en évoquant d’anciens billets de ce journal qu’elle a lus.
Il est bien différent, le Samovar de cette période. C’est l’un des aspects réjouissant de ce métier : on apprend, chaque année, quels sont les points d’équilibre à atteindre pour se sentir bien. Les choses sur lesquelles on ne transigera pas, et celles qu’on apprend à laisser couler.
On se crée un monde intérieur que l’on est capable de développer devant les élèves, dans lequel on est, tout autant qu’eux, en sécurité.
Mais cela prend du temps. Et le hasard de belles rencontres.
Et en relisant les mots d’il y a plusieurs années, je me rends compte de la chance que j’ai : malgré les difficultés, les attaques contre la profession, les aléas des mutations, ma vie professionnelle quotidienne est allée en s’améliorant. Et ce boulot a réussi l’exploit de ne jamais me lasser.
Le hasard m’a été immensément favorable. Et me donne chaque jour envie de défendre ce qui est désormais plus qu’un métier.