
C’est ma septième heure de cours aujourd’hui. Même chose pour les sixièmes Brindibou. Deuxième heure de français. Tout ça fait beaucoup.
Alors je décide de voler cette heure.
C’est la première fois depuis le début de l’année. Je laisse de côté le cours que j’ai prévu, et oublie les photocopies de la carte mentale sur les nature des mots.
“Ce que je vous propose, c’est de recopier la carte mentale que je projette au tableau. Du moment qu’elle est lisible, agencez-la à votre façon. Vous avez des feutres ?
– Ouiiiiii ! (les sixièmes ont toujours des feutres, fins et épais, parfumés à l’orange ou pailletés).
– Une fois que j’ai validé le brouillon, vous pourrez y ajouter des couleurs.”
Ils me regardent en souriant, ils ont compris. Et pendant l’heure, j’irai voir chacun. Nous parlerons de ses difficulté à comprendre l’adjectif attribut, de son chat qui ouf est revenu à la maison. Du contrôle qui s’est mal passé, et des exercices qu’on pourrait faire pour s’entraîner la prochaine fois. Du voyage avec pépé et mémé.
Les cartes mentales se déploient lentement, pendant une heure. Je mets un peu de musique pour habiller le tout.
Et à la sonnerie, les élèves sortent en s’étirant.