Dimanche 13 juin

Et le dimanche, on s’évade.

Comme tous les étés, je ressortirai ma 3DS de son placard (c’est une blague, elle n’a jamais été remisée au placard), pour jouer à Devil Survivor, dans sa version améliorée, Devil Survivor Overclocked.

Mélange de RPG (jeu de rôle) japonais et de jeu de stratégie, Devil Survivor est, j’ignore pourquoi, mon jeu de vacances. Peut-être du fait de cette chaleur étouffante, qui semble en émaner.

Car c’est l’été, à Tokyo. Les insectes chantent à travers les haut-parleurs de la consoles et un groupe de jeunes gens termine une virée shopping. Et brutalement, tout va s’écrouler. Les communications se coupent, les catastrophes se succèdent et la capitale est placée sous confinement militaire. C’est alors que les démons apparaissent. Démons que, par un concours de circonstances tordues dont le RPG a le secret, nos héros, jeunes et moins jeunes, vont apprendre à soumettre pour survivre à cette apocalypse urbaine.

Il se dégage de cette errance à travers la cité un charme fou. Le jeu, pourtant, est d’une simplicité qui peut presque rebuter. Des personnages accompagnés de deux démons, que l’on déplace chacun leur tour sur une grille, et qui, lorsqu’ils entrent en contact avec un adversaire, provoquent un combat au tour par tour. Comme dans tous les jeux de la licence Shin Megami Tensei, dont il est un dérivé (comme les Persona, notamment), il est possible de fusionner deux démons pour en obtenir un plus puissant, d’acquérir des capacités qui renforcent les protagonistes…

Au-delà du système de combat, l’histoire, déclenchée et modifiée par les quartiers que l’on explore tout au long des sept jours dont on dispose, a un surcroît d’âme par rapport aux habituels poncifs du genre. Le sentiment d’urgence, et de désespoir grandissant de cette poignée de personnages hétéroclites, réunis par nécessité, est parfaitement rendu, sans excès ni légèreté mal venue.

Devil Survivor Overclocked est une expérience intense, suffisamment captivante pour tenir en haleine jusqu’au bout, assez brève pour ne pas lasser. Et année après année, je retourne dans la fournaise de Tokyo l’été, tendre la main aux survivants.

(par contre comme souvent, carton rouge à la représentation de l’héroïne principale, notamment au début).

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