Vendredi 8 mars

Léger vertige en regardant les semaines à venir sur Pronote. Il reste à mes premières environ onze semaines de cours pour se préparer au bac de français. Onze semaines, c’est à la fois extrêmement long, mais aussi d’une brièveté affolante. Simultanément, les mutations à l’intérieur des académies commencent dans une semaine. Nous sommes au mois de mars et, déjà, je sens l’intégrité de cette année vaciller. Dans quelques mois, déjà il faudra vider les casiers, purger l’espace de travail, dire au revoir aux collègues.

Mais le présent se rappelle à moi, se condense diamant. La nostalgie n’est pas de mise, pas encore, pas maintenant, c’est un luxe auquel on se consacre quand on n’a plus à penser à ses élèves, quand on ne se tord plus la cervelle à tenter de leur faire comprendre les tournures de Rabelais. Il reste onze semaines et tellement de chemin à parcourir. C’est angoissant. Mais ce sera avec eux.

Alors ça a moyen d’être beau.

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