
Retour chez ma médecin : on « fait le point ». Pendant tout le début de la consultation, je me tortille. Pas d’appareil ou de médicament dans la conversation, on se contente de parler et ça me met difficilement mal à l’aise. Le même malaise que j’ai ressenti lorsque je me suis rendu compte que non, je n’allais pas réparer des choses qui me déplaisaient en allant chez le psy.
Patiente. Pédagogue. Elle me demande de revenir sur la semaine écoulée. Je lui raconte mes réflexions, ma joie à l’idée d’avoir senti, vraiment senti, que j’ai évité quelque chose de grave pour mon psychisme. Toutes les questions que je me suis posées sur mon métier, mon envie de m’y reconsacrer ou non.
Elle conclut avec un gentil sourire : « Vous avez assez réfléchi. Maintenant, vous avez besoin de vacances. » Pas la moindre ironie dans ses paroles. Juste la nouvelle prescription d’une personne qui a réagi avec professionnalisme et humanité face à un mal bien trop répandu.