Mercredi 21 janvier

« Tu serais pas un peu comédien, toi ? » rigole L. à la fin d’un cours auquel il a assisté. Je viens de lui dire que je suis totalement sans énergie. Je hausse les épaules :

« On l’est tous, dans ce boulot. Surtout à cette période. »

Fin janvier, début février. Il faut recourir à tout un tas de procédés pour porter les élèves qui, lentement, se laissent couler dans l’apathie ou l’excitation. Réussir à redessiner du sens au sein des jours qui s’enchaînent, un peu humides, un peu gris. En particulier quand on est en train de s’attaquer à des morceaux compliqués du programme, que les mômes se rendent compte que ça devient compliqué, que tout ce que les adultes leur ont raconté sur les difficultés, sur les échecs, c’est vrai en fait.

C’est l’époque où il faut aller contre l’inertie, trouver tous les appuis possibles pour susciter l’intérêt. L’époque aussi où il ne faut pas trop écouter le découragement, écouter la fatigue ou l’agacement. On est tous ensemble dans le gris. Et le printemps est encore loin.

Une réflexion sur “Mercredi 21 janvier

  1. « On est tous ensemble dans le gris », oui, et c’est ce qui me porte, pour ma part, de savoir que c’est aussi (plus ?) difficile pour eux que pour moi.

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