Mercredi 15 avril

C’est marrant, et sans doute très prétentieux : mais je me suis rendu compte que je suis de moins en moins les modèles. Tandis que je prépare les fondations de cette fin d’année, je m’aperçois que depuis quelques années, je me suis totalement détaché des modèles auquel je me suis longtemps agrippé, et qui m’ont été d’un immense secours. Que ce soit dans l’ordre des sujets que j’aborde, dans ce que je nomme vaniteusement « ma pédagogie », dans mon rapport avec les élèves. En dix-huit ans, j’ai eu le temps de tout examiner, et de faire des choix. Il a fallu tout ce temps, mais j’exerce désormais à mon propre rythme.

J’ignore pourquoi cette réflexion me vient maintenant. L’âge de la maturité, peut-être. Dans ma vie personnelle comme professionnelle, j’ai la sensation d’enfin parvenir à ne plus suivre ces lignes droites qui écorchent. À accepter les zig-zag cabossés de mon existence et de celle des mômes. Peut-être que ça fera de moi un meilleur prof. Je ne sais pas.

Mais en attendant, et pour la première fois depuis longtemps, je me sens serein.

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