Dimanche 25 octobre

Et le dimanche on s’évade.

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Quand j’aurai des enfants, je leur raconterai une histoire. Une histoire qui durera des jours et des jours et des jours, parce que cette histoire fait plus de 800 pages, codées en 0 et en 1. Je leur raconterai cette histoire parce que plus personne ne jouera aux vieux jeux vidéos en 3D isométrique. Je leur raconterai une histoire pour jours de pluie, une histoire pour rire, une histoire pour frissonner. 

Je leur raconterai l’histoire de Planescape Torment.

Je commencerai par leur montrer Sigil, la Cité des Portes. Celle qui se tient au centre de tous les univers, habitée par des créatures tombée d’un peu toutes les réalités, et régi par la mystérieuse Dame des Douleurs. Une ville à explorer dans tous les sens, au gré de sa fantaisie.
Je leur expliquerai comment Sans-Nom s’est un jour réveillé sur la table d’une morgue, dépouillé de sa mémoire et de son identité. Sans-Nom, dont l’humanité disparaît presque entièrement sous une mer de cicatrices, Sans-Nom condamné à ne jamais mourir, à ne jamais se souvenir. 

Je leur parlerai de ses voyages, à la recherche d’un journal, d’une femme fantôme, d’un château de regrets. Et de ses compagnons, bien sûr : Morte, le crâne flottant et gouailleur, Fall-From-Grace, la succube compatissante, Hanna la demi-démone ou Ignis le brasier vivant.

Je leur parlerai de lames enchaînées, d’hommes-poussière, de sorcières aux énigmes. Je leur raconterai comment un labyrinthe de ronces est né d’une seule graine et de tant d’autres merveilles. Et enfin je leur poserai la question. Parce qu’il est des histoires qu’il faut préserver. Des histoires qui éclairent.

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