Jeudi 29 octobre

Salle de sport. Après m’être consciencieusement déboîté les articulations dans tous les sens, je discute avec P. à l’accueil. P. est une des filles les plus charmantes que je connaisse. Elle me raconte son lycée. Comment elle a redoublé, comment elle a tourmenté sa jeune prof d’anglais. Je regarde P. et je revois la lycéenne qui regarde les adultes par en-dessous, l’air vaguement dégoûté. Je ressens vaguement dans les entrailles cette espèce de triple noeud qu’on se fait au fond du bide pour ne pas se mettre à hurler sur un môme, parce qu’alors il aurait gagné. 

Et cette môme-là, aujourd’hui, ça fait P., qui me fout systématiquement le sourire. Je me jure d’y penser, la prochaine fois que M. me donnera envie de lui arracher les ongles un par un et d’en faire un collier pour la fête des mères.

Les vacances se terminent doucement. Texto de P. : “Ça va faire plaisir de vous revoir mais pas encore envie de reprendre.” 

La même. Alors en attendant, je joue à un jeu de rythme jap’ et je vais voir un spectacle de magie.

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