Et le dimanche on s’évade.
Je pourrais en dire énormément sur Star Wars. Sur les cassettes VHS de l’Empire Contre-Attaque et du Retour du Jedi (je n’ai vu Un nouvel espoir que beaucoup plus tard, même que mes parents se disputaient ce soir-là et que je leur avais demandé de se taire).
Je pourrais parler de mon passage préféré, le Faucon Millenium en panne, coincé sur un champ d’astéroïdes, parce que c’est là que les personnages de ce conte spatial traversent l’écran et deviennent humains – pas de bol pour Luke, condamné à cabrioler dans des marais – ou de ma fascination pour l’Empereur, première image du Mal Infini imprimée dans mon crâne.
Je pourrais parler de mes bosses de rire devant la seconde trilogie, en particulier durant la conclusion, incrédule qu’on ait pu faire de Star Wars un salmigondi aussi prétentieux.
Je pourrais parler de ma fascination pour les jeux Knights of the Old Republic, leur univers immense, foutraque et tourmenté. Et de Kreia.
Je pourrais cause de Han et Leia pendant des heures. Je pourrais dire que j’ai tellement enfoui mon impatience à connaître la suite de l’histoire depuis des années, qu’elle ne s’est pas encore éveillée, à trois jours de la sortie du film, que j’irai sans doute voir d’ici un ou deux mois.
Je pourrais vous parler de cet immense univers qui existe tranquillement au fond de moi.
Mais à la place, je préfère vous laisser avec ces incroyables piano. Et cette pianiste.