
Matinée de travail avec Monsieur Vivi. C’est frénétique et serein, comme toujours. Nous préparons les spectacles des sections Glee et, bien sûr, parlons énormément des élèves. Monsieur Vivi a une passion, une vraie, pour le métier et je ne connais personne doté d’une capacité d’observation des élèves aussi fine que la sienne. Nous évoquons entre autres les classes qui décident, parfois presque arbitrairement, de foutre le dawa dans le cours d’un prof précis.
“Ils cherchent à exprimer leur potentiel de révolte, leur opposition, fait Monsieur Vivi, avec, comme toujours, son beau rire un peu étonné. S’ils n’osent pas s’opposer à leurs parents ou se rendent compte que tel ou tel prof n’est pas accessible, de par sa personnalité ou sa place dans un groupe, ils s’en prendront à un autre. Et ce n’est pas une condamnation c’est presque… Tu es presque élu !
Et tu dois être le plus rigoureux. Donner les punitions, appeler les parents. Leur montrer que le monde a un sens, quoi !”
Leur montrer que le monde a un sens. Il n’y a que Monsieur Vivi pour énoncer ce genre de missions sacrées avec autant de pragmatisme et d’humilité.