Samedi 29 avril

Ce week-end, je rentre avec sous le bras un paquet de copies du brevet blanc à corriger. 

Je hais les correction de copies.

Et je hais le brevet blanc.

Où plutôt, je hais l’usage que j’ai tendance à en faire : “Attention, écoutez bien, c’est important pour le brevet ! / Si vous ne revoyez pas ça, dites au revoir au brevet.  / Le brevet blanc c’est demain alors ON LA FERME !”

La fatigue et la fin de l’année aidant, j’ai tendance à me servir de cet examen comme d’un aiguillon pour mener les mômes où je le souhaite. Triple erreur :

– Pour moi, qui emprunte une solution de facilité.

– Pour les mômes, qui finissent par voir dans cet examen, souvent le premier de leur existence, une sorte d’épée de Damoclès médiocre, conception des examens qui les poursuivra toute leur vie.

– Pour le brevet en lui-même, qui ne mérite pas tout cet affect. C’est un examen. Légitime. Simple. Essentiel dans la formation des mômes.

Pour redonner ses lettres de noblesse au brevet – et il en a bien besoin – va falloir que je solde ma paresse…

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