Vendredi 2 juin

Travail autour d’un sujet de brevet avec les 3èmes Dalek. M. boude et soupire.

“Monsieeeeur, on est obligé de travailler ? C’est fini, là, le conseil de classe il est passé !
– Certes, mais il y a quand même la question du brevet…
– Mais j’ai TELLEMENT hâte que ça se termine, le collège ! J’en peux plus de travailler !
– M…. Vous savez que c’est juste le début, hein ? L’année prochaine au lycée, ce sera autrement plus exigeant…
– Wesh les profs ils nous disent trop ça pour nous mettre la pression, hein ! Moi je vous crois pas, après le collège on sera grand ça va être trop bien !”

Stupeur renouvelée tous les ans. Malgré les avertissements des adultes, malgré les visites régulières des anciens élèves, de nombreux troisièmes vivent leur fin de collège dans un déni de réalité total. La fin du collège marque pour eux l’entrée dans un monde de liberté absolue. Et bien souvent, après les deux petits mois de vacances, le retour aux études est brutal. Révolte devant la masse de travail, la nécessaire autonomie, révolte devant le fait que non, le collège n’ouvre pas la porte sur la possibilité de faire “tout ce qu’on veut.”

J’ignore comment enterrer une bonne fois pour toute ce mythe nocif. Qui est le plus à même d’être cru par les mômes… Si possible avant qu’ils se prennent la suite de leurs études dans la figure. 

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