
Lundi dernier, durant la formation, je parle d’Ylisse aux collègues – pour la plupart profs de lycée – qui ouvrent de grands yeux.
“Ylisse quand même, ça craint. Les images qui viennent, ce sont toujours les voitures qui crament.
– Je sais, et je ne sais pas comment y remédier. Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup plus que ça.”
Encore une fois, c’est F. qui donne les bons éléments de réponses. Quand elle remarque qu’il faut absolument promouvoir ce que nous faisons en classe.
“Ça peut sembler artificiel, mais faire descendre les faits de violence d’Ylisse de deux ou trois places dans les moteurs de recherche, ça joue !”
C’est indubitable. Au fil des années, Ylisse n’apparaît plus dans la presse autre que locale que lorsque les flammes surgissent ou que les cris résonnent, très fort. Mais comme il est difficile d’amener la presse lors du beau et du bon. Des initiatives de la municipalité, ou des citoyens. De l’École.
Ce lundi, F. m’a ouvert les yeux sur un champ de bataille. Nous vivons à l’ère de l’hyper-communication, l’hyper-information. Comment l’investir ?