Samedi 27 octobre
Résumons.
Nous sommes perdus dans les montagnes du Kansai, avec pour seule compagnie les insectes et les tanukis qui viennent gratter à notre porte.
En conséquence, nous enfourchons les vélos minuscules mis à notre disposition et après une heure à pédaler comme des damnés, nous arrivons à un semi-village, à peu près aussi animé que la banquise un soir de novembre. Mais peu importe, nous y trouvons enfin l’un des fameux onsens, les sources d’eau chaude, chers à tous les amateurs de culture nippone et d’animes où le héros entre par accident dans le bain des filles, ahahah qu’est-ce qu’on rigole.
Nous voilà donc à infuser dans notre plus simple appareil – moi qui croyait que le corps était un tabou au Japon – dans une eau à douze milliards de degrés, où des businessmen hilares engagent sans la moindre gêne la discussion avec nous.
L’expérience est assez brève, mon épiderme me signalant que si je trempe encore là dedans trop longtemps, il va se faire la malle, mais intensément relaxante. Le genre de calme que tu ressens après un concert intense, quand revient le silence.
Nous déambulons, un peu sous le choc dans un cimetière fabuleux.
