Dimanche 28 octobre

Ma trente-cinquième année sera plus courte que les autres. Huit heures de moins, décalage horaire oblige.

Trente-six ans au Japon, ça fait classe, faut dire ce qui est. Et ça fait du bien aussi.

De se nourrir, et pas que de ramens. De partir loin, au point, enfin, de sentir se distendre les liens de la profession. Plus de culpabilité à l’idée de ne pas avoir travaillé, participé à l’école ouverte, préparé des projets.

Tokyo m’a foutu une mandale dans les neurones, mandale bienvenue. Se dévouer entièrement à son boulot, c’est de la paresse. Tu te dois de te ménager du temps pour ailleurs. Change, pars, lis, écris, tombe amoureux, danse, cuisine, fais l’amour ou tricote.

Mais ne te fige pas.

Une nouvelle année, plus longue de huit heures. Huit heures fantômes, surnuméraires. Qu’en ferais-je ?

Et de toutes les autres heures ?

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