Samedi 24 novembre

Soirée dans un café où je retrouve T. Je lui parle de ce début d’année, du fait que je le trouve plus fatigué. Plus investi dans son boulot, aussi. 

“C’est vrai, me répond-il. J’essaye de trouver ce qui m’anime dans ce travail.”

Et de fait. Depuis le début de l’année, T. ne compte pas ses heures. Est devenu coordonateur de la discipline. S’astreint à appeler les parents des élèves qui dysfonctionnent, systématiquement. À ne pas remettre au lendemain les nombreuses obligations administratives. 

C’est le souci de ce boulot. Il n’a pas de fond. Il sera toujours possible d’en faire plus. Et c’est à nous de décréter qu’à un moment ça suffit. Nous en avons assez fait.

Et moi d’attendre, le coeur serré, sur le rivage, tandis que T. explore ses grands fonds.

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