Mercredi 26 décembre

Histoire de me convaincre que les vacances de Noël ne me serviront pas qu’à quadrupler mon IMC, j’ai apporté quelques copies de brevet blanc.

Parmi celles-ci je m’aperçois que le tirage au sort m’a fait hériter de celle de Tir. Tir qui, en ce moment ne va pas bien, comme je l’avais écrit il y a quelques semaines. Son comportement de plus en plus limite a continué à se dégrader. Et pendant le brevet blanc, Monsieur Vivi l’a vu dormir sur sa table,et tchiper un surveillant.

Bref ça se passe mal.

Mais, comme ça n’est jamais simple, je me retrouve à corriger une copie, sinon excellente, du moins tout à fait convenable. Tir a totalement acquis ce sur quoi nous avons bossé : les questions de connaissances sont presque toutes réussies.

Le message est clair : laissez-moi tranquille.

En tant que professeur de français, je vais avoir du mal à lui reprocher quoi que ce soit. “On ne peut pas aider un élève malgré lui”, m’avait un jour dit ma tutrice de stage, il y a onze ans (elle vend des maisons en bois, aujourd’hui, comme quoi, l’enseignement, ça mène à tout).

Et pourtant, avec sa copie à la main, je refuse le message de Tir. Être adulte, parfois, c’est se croire plus intelligent que les mômes.

Pourvu que j’aie raison.

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