
Premier jour du mois de juin.
J’ai souvent l’impression que mon cerveau ne fonctionne que par bornes. Quand je cours le dernier kilomètre est toujours incroyablement difficile, que j’en ai fait trois ou trente-neuf avant.
Et quand arrive le mois de juin, les neuf précédents semblent se fragmenter. Flottant dans l’air, ils déploient de petites ailes, ils appartiennent déjà au domaine des souvenirs.
Il reste pourtant trois semaines, bien concrètes, elles, de cours. Mais elles ont déjà ce parfum, reconnaissable entre tous de nostalgie.