Dimanche 2 juin

Et le dimanche, on s’évade…

Good Omens (De bons présages, en version québécoise et française) est à l’origine un roman, collaboration des esprits frappadingues de Terry Pratchett et Neil Gaiman, deux auteurs merveilleusement cinglés et adorés d’une communauté fidèle.

Cette série de six épisodes en est l’adaptation. Elle suit principalement les déboires d’Aziraphale, un ange et Crowley, un démon. Ces deux-là sont présents sur terre depuis le début de l’humanité : Crowley est le serpent qui a tenté Eve, et Aziraphale a permis au couple des premiers humains de survivre en dérogeant un peu à la législation céleste.

Petit à petit, ils en sont venus à apprécier notre bonne vieille planète. Aussi lorsque Crowley apprend que l’Armaggedon est proche, il recrute son meilleur ennemi afin d’épargner le monde. Comme dans toute série anglaise, une série de hasards débiles viendra contrarier leurs plans et attirera dans cette spirale loufoque tout un tas de personnages.

Good Omens est une série profondément anglaise, dont l’humour ne plaira pas forcément à tout le monde, de fait. Mais elle est fidèle à l’esprit, et souvent à la lettre de l’œuvre originale, et systématiquement hilarante dans les scènes opposant l’angélique Michael Sheene et David – le dixième Docteur – Tennant dans le rôle du démon. De mauvaises langues pourraient dire que le show n’est parfois qu’un prétexte à leurs dialogues, et ils n’auraient pas tout à fait tort. Mais il y a dans cette histoire foutraque quelque chose de profondément attachant et un absurde qui provoque de grosses poilades.

Good Omens fait du bien, et autant rire un peu en attendant l’apocalypse.

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