Lundi 17 juin

Coup d’envoi de la semaine projet : les élèves s’éparpillent dans l’établissement à la recherche des activités auxquelles ils se sont inscrits, dans un chaos environ à 6,7/10 sur l’échelle de Tzeentch.

Professeur de troisième, j’échappe plus ou moins au tumulte, révisant toute la matinée avec la moitié des troisièmes Bazoukan, qui se livrent avec bonne volonté aux activités que je leur ai préparées. Mon effectif se montant au chiffre faramineux de neuf, je peux individualiser l’aide, expliquant à Leonor en quoi l’antiphrase peut contribuer à soutenir une thèse dans un sujet d’argumentation et en quoi il vaut mieux mettre une verbe dans une phrase à Will.
La magie de l’individualisation. Et de me demander, comme à chaque fin d’année, comment faire comprendre à nos dirigeants que non, demander de petits effectifs dans les classes n’est pas un luxe ou une mesurette cosmétique comme récemment, mais une nécessité.

Après-midi répétition de spectacle avec les troisièmes Glee. Contrairement à ce qui était prévu, nous devons abandonner l’idée de répéter en salle polyvalente, là où se trouvent les amplis et la connectique des instruments, et jouer dans la salle de musique, en acoustique.
Et une fois encore, les mômes se révèlent plein de surprise, ne protestant pas une seule fois, et acceptant de jouer leurs morceaux avec la moitié de leur formation. Lyn brutalise le piano qui réussit à produire une version suffisamment pêchue de “Another brick in the wall” sur laquelle Ren, la guitariste officielle chante le solo de guitare pour permettre aux copains de caler leur choréographie. Et les voix d’ados, rauques et chaudes, portent Bashung sans hésitation.

J’aurais aimé leur offrir des conditions de boulot à l’égard de leur investissement. Ils font bien mieux que les adultes, ils vont eux-mêmes chercher leur environnement de boulot.

Lundi trop long, lundi trop intense, lundi paisible, lundi protéiforme. Lundi sous l’égide de Tzeentch.

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