
Cinq années à prendre le RER tous les matins. Il me faut une heure vingt pour me retrouver au boulot, je ne m’en plains pas, c’est aussi le temps que je choisis de payer pour vivre où je le souhaite.
Depuis quelques jours, j’ai pris une résolution, improductive, le seul genre que j’arrive à tenir : celle de traverser la Seine pour rejoindre les rails, quelques stations plus loin.
Parce que lorsque je me tiens au milieu du pont, invariablement, il y a ces quelques instants de joie, d’avoir choisi de vivre dans cette folie urbaine. Ce moment où je suis si loin de mon masque d’enseignant.
Et le ressentir tout les matins, je pense que c’est important.