Jeudi 20 juin
Il est 23h30. J’ai 20 minutes d’attente pour le tortillard qui me ramènera chez moi.
Ça aussi ça vaut le coup.
C’était donc aujourd’hui le jour du spectacle. Et les troisièmes Glee ont été heureux. Ils ont chanté, joué, parfois très bien.
Tir a eu le droit à son solo de batterie, Sally à son tour de chant, Lorenzo à son impro au sax. Lorenzo dont le papa a balbutié son admiration, lui qui n’avait jamais été convié à ces spectacles par ses enfants.
Ça n’est qu’un spectacle de fin d’année, il ne fera pas date dans l’histoire de la musique. Mais ce qui importe est ce qui fut transmis, appris.
Et alors que la fatigue doucement retombe, j’adresse sereinement une pensée à ceux qui tentent de passer une bride à l’école pour la mener où soufflent les vents de la campagne électorale : vous n’y arriverez pas.
Tout projet, tout apprentissage peut réussir : à condition d’en avoir ou de prendre les moyens nécessaires.
Nous avons sacrifié une dose de notre force vitale dans ces productions musicales, dans ce petit moment offert aux élèves. Sans savoir si le résultat sera à la hauteur. Réussiront-ils mieux, ces mômes enchantés ? Seront-ils plus heureux ?
Ce soir, alors que leurs yeux brillent tandis qu’ils entonnent, pour la dernière fois, Heroes, je ne peux qu’en être convaincu.
