Samedi 1er décembre

Comme il fallait évidemment s’y attendre après les péripéties d’hier (que tu es invité à aller lire, si tu ne l’as pas fait, ô public merveilleux), me voilà aphone, avec en prime la sensation que de petits lutins me raclent l’intérieur du larynx avec de la limaille de fer. Merci au toubib consulté en urgence jeudi d’avoir rigolé, de m’avoir prescrit des pastilles pour la gorge en disant que bon, je m’écoutais un peu, quand même…

Plus de voix donc. Et pour une fois que je la ferme, l’occasion d’y réfléchir. Je n’ai pas particulièrement ce que l’on appelle une belle voix. Ni sonore, ni profonde, ni quoi que ce soit qui puisse amener à l’écouter. J’aimerais pourtant. Avoir e genre de timbre qui captive, comme pour T., ou qui apaise, comme pour Monsieur Vivi.

Je complexe terriblement sur ma voix et pourtant elle est l’un de mes outils de travail principaux. Je parle trop, je le sais, des générations de formateurs bien intentionnés le disent : l’enseignant devrait à peine s’exprimer, pour laisser le champ libre aux élèves.

Il n’empêche. Que notre voix soit belle ou pas, elle est ce qui nous permet d’invoquer le monde que nous aspirons à présenter aux mômes. Plus que nos polycopiés, nos présentations Power Point, nos vidéos et nos sorties scolaires. En fin de compte, au début de tout ça, il y a : une voix.

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