
Deux semaines.
Déjà deux semaines que cette histoire de confinement dure. Et la routine s’est installée.
Après quelques jours passés à redéfinir leurs contours, les élèves ont réussi à redevenir eux-même. Désormais, je demande fréquemment aux quatrièmes Avaltout de ne pas tous ouvrir leurs micros en même temps, j’essaye désespérément de provoquer des réactions chez les troisièmes Etourvol dont le mutisme est particulièrement frappant derrière un écran, et les troisièmes Glee continuent à venir joyeusement en classe virtuelle, et ont monté leur propre communauté virtuelle, dans laquelle ils échangent joyeusement des informations sur le dernier devoir de physique, des images de One Piece et se chambrent gentiment.
En les regardant tous rasseoir leur identité, je repense à cette série d’article du Point (brrrr !) dans lequel des parents s’étonnent de voir leur rejeton devenir autre (souvent pire, histoire de faire trembler le vulgus pecum, et rire les enseignants) durant les sessions de travail à la maison : à quel point cette dichotomie, l’enfant de la famille et l’élève dans la classe, est-elle essentielle, à leur développement ? Et comment vivront-ils la prolongation de cette séquestration pangoline ?
En attendant, plus des deux tiers m’ont rendu leur rédaction. Le week-end s’annonce studieux.