Lundi 29 mars

(Ceci est une retranscription en substance d’une conversation téléphonique) :

“Oui bonjooooooour les chouchous du rectorat, ici Monsieur Samovar.
– Bonjour.
– Oui, je suis désolé d’insister lourdement, mais vous ne sauriez pas, à tout hasard, à quelle sauce je vais être mangé à la fin de mon remplacement ? Je sais que c’est dans longtemps, genre trois jours, mais si je dois enseigner en lycée du jour au lendemain, soixante-douze heures de préparation, ça ne me paraît pas totalement déconnant.
– Ah mais on ne vous a pas dit ? Vous restez là où vous êtes.
– Guejeugueu.
– Je ne vous le fais pas dire. Pour 4h30. Vous garderez une classe.
– Keuwah ? Mais j’ai déjà préparé mes adieux de tragédienne moi ! Et puis ils vont pensez quoi, les autres élèves ? Que je ne veux plus d’eux ? Il y a un petit coeur qui bat sous cette poitrine velue !
– Navrée, ma capacité à m’intéresser à vos états d’âme est arrivée à capacité, je vais raccrocher. Oh, et on vous contactera sûrement pour vous donner un autre remplacement. On va pas vous payer à rien foutre, nanmého.
– Mais… Dans un bahut proche ? Combien de temps ? Quand ?
– Ce sera la surprise ! Bonne journée !”

Sinon à quel moment on me file le scrit du sitcom que semble être devenu ma carrière ?

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