Vendredi 2 avril

Un vendredi au goût de déjà vécu. Tout remettre à plat au niveau du boulot. Taper les cours. Réfléchir à ceux qui ont des ordinateurs, ceux qui n’en n’ont pas. Faut-il multiplier les supports, quitte à complexifier les choses, où s’en tenir au manuel, quitte à faire surgir l’ennui ?

Il y a un an, j’ai bossé comme je n’avais jamais bossé de ma vie. Aujourd’hui, il y a quelque chose de presque habituel dans ces grosses lettres aimables que j’ai choisies pour taper le cours, dans les demandes d’autorisation de la caméra, de micro… Cette fois-ci l’explosion est contrôlée. Partout en France et dans ma boîte mail, je lis davantage d’organisation que de sidération.

L’après-midi, T. me téléphone. Me demande comment je me sens. “J’essaye de redéfinir mon environnement.”

Est-ce là notre réalité désormais ? Apprendre à gérer ce cataclysme lent ? C’est une question trop grande et trop triste pour moi. Alors pour la conjurer, j’évoque vingt-trois visages, les Canarticho. Va falloir tenir pour eux aussi.

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