Samedi 10 avril

Un léger parfum de désœuvrement flotte sur ce début de vacances. Il est très probable que l’on envoie une flotte de tueurs d’élites à mes trousses après ce billet, parce que je vais encore me plaindre dans une situation très compliquée pour tout le monde, mais je ne sais trop que faire de ma situation.

Je me retrouve avec une seule classe en responsabilité, et à distance. Avec, simultanément, la crainte de me retrouver affecté, au retour des vacances, dans un établissement que je n’aurai jamais vu, devant des élèves que je ne connaîtrai pas.

Sensation d’avoir, depuis treize ans, couru sans cesse dans ce boulot. Toujours l’urgence. Urgence de préparer de nouveaux cours, de s’adapter à un nouveau public, de tirer ces foutus vingt-quatre heures dans tous les sens pour y faire rentrer tout ce qu’on a à y faire.
Et d’un coup, ce grand déséquilibre, cette grande incertitude. La sensation que ce boulot qui est, finalement, l’une des trois-quatre grandes histoires d’amour de ma vie, n’est pas un pilier aussi stable que ce que je croyais.

Alors, histoire d’arrêter de tergiverser, je m’inscris à une ou deux formations en ligne. Je bouquine théorie. Et je bouquine aussi beaucoup pour moi. Calme-toi, Samovar, profite de l’accalmie. Bien assez tôt, on te demandera de continuer à danser, avec les autres, dans le cyclone.

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