Samedi 19 juin

J’ai reçu des nouvelles du collège Ylisse, dans lequel j’exerçais l’année dernière. Visiblement, même une pandémie mondiale ne change pas vraiment les aventures qui se déroulent dans ce bahut REP+ de région parisienne.

Je termine cette année infiniment moins fatigué qu’à la fin des six passées là-bas. Et lorsque j’y repense, la première phrase qui me vient à l’esprit est : “C’était fou, quand même.”

Lorsque je tourne la tête (métaphoriquement, hein, je serais pas foutu capable de déterminer où il se trouve en vrai) vers le collège d’Ylisse, j’y vois toute l’énergie que j’y ai laissée. Mais qui, étrangement, ne me manque pas. Elle s’est régénérée en moi, m’habite désormais d’une autre façon. Si cette année a été aussi agréable, avec les élèves, c’est aussi parce que j’ai appris, durant cette période en REP+, à me définir, et à définir les liens que je voulais créer avec les élèves. Pas si différents, humainement ou intellectuellement. Juste quelques codes qui changent…

Lorsque je tourne la tête, toujours métaphoriquement, je sens, avant tout, une grande force.

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