
Et le dimanche, on s’évade !
C’est un roman dont le secret échappe au titre dès que l’on a passé la couverture.
L’espace, Adele en est privée, dès les premières pages du livre. Emprisonnée dans un parking, suite à un tremblement de terre, elle se retrouve contrainte de partager le peu de place, le peu de temps qui lui reste avec un inconnu.
Alors, avec Adele, on s’enfuit. Dans ce qui a été, dans ce qui constitue sa vie. Parce qu’elle est là, la question essentielle, au-delà des chances de survie qui s’amenuisent, au-delà des secrets qui se dévoilent : de quoi se constitue une personne ? D’événements épars ? D’une narration à laquelle on tentera de donner du sens ? Des trajectoires individuelles de femmes et d’hommes qui tentent eux-mêmes de se comprendre et de se connaître, toujours mal ?
L’espace entre nous explore ce qu’il y a de plus immense… entre nous justement : notre désir de liberté, de grands espaces, de mystère, de colère aussi. Une sorte de croisement, improbable et sincère, entre un road-movie américain et un film français. Une pluie d’hommage sincères et une envie, réelle, de trouver sa propre voix. Celle d’Adele qui résonne, avec fragilité et courage, à travers le béton écroulé.