
Journée n’importe quoi.
J’exige que les chaussures à LED qui font fureur chez les mômes soient éteintes en entrant dans ma classe, ce qui me vaut des regards semblables à ceux que Mussolini devait recevoir lorsqu’il estimait que son pays était quand même un brin laxiste.
Avec les troisième, étude du Jeu du bouton. Chaque soir l’héroïne se prépare un cocktail. J’essaye de montrer comment ce rituel rythme chaque journée.
“Quand elle rentre chez elle chaque soir, Norma fait…
– La vaisselle !
– Ouiiiiii, parce qu’évidemment, comme c’est une femme, elle ne sait faire que ça, B. ! Pour le coup, c’est une action traditionnellement associée aux hommes.
– Oh je sais ! Elle fait pipi !”
Quatrième, latin. Je leur raconte l’histoire ‘d’Orphée, démembré par les bacchante et de la conception du Minotaure, la femme de Minos ayant revêtu un costume de génisse.
“Monsieeeeeeeeur, on va faire des cauchemars tout le week-end !”
Le soir, se dire que l’égocentrisme est une putain de qualité.