Mercredi 28 novembre

En Bretagne, on les appelle les mois noirs. Novembre et décembre. Quand la lumière baisse et que le soleil s’épuise.

Quand, aussi, la fatigue prend au ventre. 

La fatigue, me concernant, s’incarne en négligence. Tous les ans, je tombe dans le même cercle vicieux. Des cours qui bavent un peu partout, des exigences qui peinent à se maintenir, une patience flemmarde.

Et forcément, les mômes en payent le prix. Me le font immédiatement sentir en se relâchant. En bavardant, en cessant d’essayer. Et je m’énerve.

Cette année, je tente de tenir le cap. Je serre les dents, à travers les soirées qui s’étiolent en conseils de classe et en réunion, la colère sourde quand, une fois la journée gérée, il faut faire ses devoirs. Et bien les faire.

J’adore mon métier. Et il a de nombreux avantages, dont je profite avec bonheur.

Mais je connais peu de professions aussi sensibles à la fatigue. Et en cette fin de novembre, le mur est fort haut. 

On escalade.

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