Mercredi 12 juin

Ultimes bulletins de l’année remplis. C’est le moment des bilans : je repense aux élèves que j’ai récupéré en début d’année et les observe mentalement.

Comparé aux montagnes russes qu’ont été les périodes précédentes, l’année scolaire 2018-2019 a été plutôt sereine : sans doute parce que j’ai eu la chance d’enseigner à des niveaux que j’apprécie, à savoir les plus grands.

Mais cette sérénité m’a aussi permis d’approfondir un peu plus mon boulot, d’un point de vue didactique. Parce que les grands moments de ce travail passe avant tout par ça : et, petit à petit, je parviens à mettre en place un équilibre entre la nécessité de surprendre sans cesse les élèves et la nécessité de leur fournir des structures, qu’ils adopteront ou me lanceront à la gueule mais dont, au moins, ils connaîtront les codes et les mécanismes.

J’ai rarement fait autant de langue que cette année (de grammaire, d’orthographe et de conjugaison, c’est comme ça que ça se dit, maintenant) et, paradoxalement, je ne suis jamais allé aussi loin dans l’étude de textes. Pas de miracles pédagogique, surtout, je pense, de l’instinct. On finit par comprendre d’emblée ce qui fonctionnera ou pas avec une classe, on sait quand insister et quand chercher d’autres chemins? Sans doute aussi parce que j’ai la chance d’être un vieux prof : et à Ylisse, les années comptent. Comme le disait M. “je n’ai plus besoin de faire de discipline”. Moi si – je n’ai pas son talent quand il s’agit d’imposer le silence à une classe de vingt-six mouflets plus intéressés par commenter ce qu’il s’est passé entre Maya et Selena dans la cours – mais infiniment moins que l’immense majorité des collègues qui découvrent le métier. C’est injuste, mais c’est comme ça : le boulot de prof, et notamment en REP+, tient à une infinité de petits rituels, un langage secret sur lequel les gamins nous évaluent en permanence : est-il facile de nous agacer, sommes-nous dans l’opposition, à quel moment imposons-nous un “non” ferme, peut-on négocier, partageons-nous des référents communs… ?

Certains adultes comprennent très vite le rythme de l’établissement dans lequel ils sont tombés. Il me faut toujours une longue période.

Après cinq ans, j’ai encore tant à apprendre.

Mardi 11 juin

Satisfaction :

  • 1. Acte par lequel on accorde à quelqu’un ce qu’il demande. Avoir, obtenir satisfaction.
  • 2. Sentiment de bien-être, plaisir qui résulte de l’accomplissement de ce qu’on juge souhaitable.Sentiment de satisfaction.
  • Je serai donc à nouveau prof à Ylisse l’année prochaine.

    Devant
    ces deux définitions du mot satisfaction, je m’interroge. Certes, le
    premier sens est parfaitement approprié dans cette situation. Qu’en
    est-il du second ?

    J’ai demandé cette mutation comme un test.
    Parce que A-C, que j’adore et dont j’ai déjà été le collègue, m’avait
    recommandé son nouveau bahut. Qu’il était tout près de chez moi, et que
    je prends souvent des décisions sur un coup de tête.

    Mais
    finalement, c’est peut-être M., une autre ancienne collègue, qui a
    raison. M. est commissaire paritaire, elle a la charge de faire en sorte
    que le jeu complexe des profs valsant d’établissement en établissement
    se fasse dans les règles. Et elle a eu ce mot très juste : “En même
    temps, tu avais fait très peu de vœux…” Un pour être exact. Un vœu non
    accompli, ça peut, comme l’a appris Aladdin, être très utile.

    Car
    maintenant je sais. Je sais que j’ai envie de partir. Que l’année
    prochaine, je demanderai davantage de poste, peut-être même une autre
    académie. Corollaire : je sais aussi que je vais passer une année
    supplémentaire à Ylisse, et qu’il est hors de question de céder à
    l’amertume.

    Alors il va falloir inventer.

    Chaque
    année ou presque a amené dans ma vie professionnelle son lot de
    surprises et de changement. La prochaine, encore moins que les autres,
    ne pourra faire exception : il faudra trouver des idées, des envies,
    regarder les élèves plus attentivement encore, créer des projets plus
    solides et satisfaisants que jamais, être plus rigoureux et plus
    inventif.

    Et tandis que j’écoute cette énervante chanson (dont les paroles seraient un génial hymne durant la Marche des Fiertés), je me dis que tout tient à ça : trouver, réinventer ses couleurs, et les porter haut.

    Quelles seront-elles, l’année prochaine ?

    Lundi 10 juin

    “Trudeldi”. C’est comme ça que T. appelle les journées fériées. Celles où le temps semble s’étirer. Celles où l’on arrive enfin à prendre de petits plaisirs que l’on remettait toujours à plus tard.

    Nous sommes au soleil. Il y a Monsieur Vivi et I., et L., leur bébé. T. et E. Et S. 

    Tous profs. À rire et discuter au soleil. Je me rends compte avec le plus léger des vertige que ces instants-là nous sont comptés. Certains d’entre nous quitteront bientôt la région, d’autres se prépare pour de nouveaux chemins de vie.

    Il y a quelques années – quelques mois, même – la nostalgie m’aurait susurré à l’oreille. Ou joué de la cornemuse, plutôt (je n’ai pas la nostalgie très subtile). Pas cet après-midi. Des amitiés comme celles qui se cristallisent cet après-midi, j’ai vécu assez longtemps pour savoir qu’elles sont rares. Et pourtant, elles trouvent leur origine dans une salle des profs.

    Ylisse m’a, cette année encore, énormément pris, que ce soit en tant, en énergie et en affect.
    Mais je suis aussi allé y trouver ma récompense. Dont je profite aujourd’hui.

    Trudeldi.

    Dimanche 9 juin

    Et le dimanche, on s’évade !

    Avec l’immense Tom Ska, humour américain garanti !

    Samedi 8 juin

    Je retrouve M. et C. Ça fait trop longtemps qu’on ne s’est pas vu, et après un quart d’heure passé à discuter avec eux, je redeviens convaincu que le monde vaut la peine d’être sauvé et qu’ils en seront les artisans.

    M. envisage, peut-être, de devenir prof. Et, sagement, elle récupère des informations à droite et à gauche. À un moment, je lui dis quelque chose que je n’arrive que rarement à formuler : “ce qu’il y a de bien, quand tu es prof, c’est que tu en apprends énormément sur toi aussi.”

    J’ai beau passer mon temps à dire que devant un élève, on invoque sa persona, le fait est que tout ce que l’on éprouve – la joie d’enfin faire passer une notion complexe, l’agacement quand OUI, si j’écris en bleu on écrit en bleu, l’hilarité quand Fanny fait une grimace au premier rang après une réponse approximative d’Ivan – tout cela est vrai. Chaque journée de prof est une centrifugeuse dans laquelle un scientifique invisible nous colle. Il y rajoute une trouzaine d’émotions et presse le bouton. Et on se retrouve collé à la paroi, les émotions en question nous heurtant la figure, tandis qu’on se cramponne, entre les préparations de cours, les copies à évaluer, et tout le reste.

    Je partirai d’Ylisse plus mince. D’abord parce que je continue à courir. Et aussi parce que toutes ces émotions m’auront affiné. Moi qui était incapable de saisir un sous-entendu, qui restait totalement perdu quand à à peu près tout ce que je ressentais, je me retrouve muni d’une prise sur ce que je ressens – et plus important encore, sur ce que ressentent les autres – à toute épreuve.

    Et puis je pense que M. sera une bonne prof. Parce qu’elle admet ses forces comme ses faiblesses. Qu’elle doute mais ne cesse pas d’avancer, qu’elle est pleine d’empathie et de recul.

    Et aussi genre méga organisée. Le truc que je n’ai toujours pas réussi à acquérir.

    La future génération de prof arrive, et, les élèves, vous aller kiffer.

    Vendredi 7 juin

    “Monsieur, je voulais vous dire au revoir.”

    Roog m’a abordé au sortir de la salle 118. C’est très bizarre. Après le conseil de classe, je m’attendais à ce qu’il parte totalement en vrille, étant donné qu’il a obtenu son passage en seconde générale, ce qui était son premier choix.

    Or, depuis la semaine dernière, il s’est métamorphosé, dans l’autre sens. Il a changé de place et se montre infiniment plus attentif en cours. Il a adopté l’attitude que je préconisais dans son bulletin – “sortez de votre zone de confort et structurez votre participation orale”, aka “accepte de te tromper et ne COUPE PAS LA PAROLE AUX AUTRES BERDEL DE MORDE” – à un tel point que c’en est comique.

    Hier, nous avons répété son oral de brevet juste avant son passage. Un exposé brillant, dans un bordel sans nom.

    Il a obtenu, à l’examen, 90/100.

    Je lève un regard surpris sur son visage mince, qui gagne très légèrement en largeur.

    “Au revoir ? Il n’est pas un peu tôt.
    – Non, c’est pas ça mais avec les révisions, la semaine projet, tout ça, je suis pas sûr de trop pouvoir vous le dire correctement.
    – D’accord. C’est délicat de votre part.
    – Vous allez dire que ça me ressemble pas ?
    – Je ne sais pas, c’est un moment drôle ou sérieux ?”

    Il ne répond pas et se balance d’un pied sur l’autre. Une partie démente de moi-même imagine une pico-seconde que je sors de ma réserve professionnelle, et lui avoue à quel point j’ai adoré être son prof. Que je l’aime profondément pour sa finesse, son humour et la sensibilité dont il est capable de faire preuve, que j’ai rarement été autant blessé que quand j’ai appris qu’il se comporté comme un sale petit enfoiré avec d’autres collègues, à chaque fois. Je lui dis que son intelligence est belle et précieuse, et qu’il réussira, s’il a le courage d’être davantage lui-même et moins ce que le collège d’Ylisse attendait de lui.

    Je me tais. Parce que je ne suis pas dément. Et que j’espère qu’une partie de tout ça a été transmise comme un enseignant doit le faire : à travers le temps que nous avons passé en cours, les conseils donnés, la joie de l’avoir vu progresser.

    Je me tais parce qu’il n’est ni un fils spirituel, ni un ami, ni une béquille de mon ego. Il est un élève. Et la plus haute distinction à laquelle je puisse aspirer en tant qu’enseignant est de le voir s’éloigner avec l’intuition que, pour lui, les choses iront bien.

    Une pico-seconde. Il a repris la parole.

    “Non mais, voilà, merci, hein, on a appris plein de trucs, cette année. C’était bien.
    – Prenez soin de vous.
    – Ouais, vous aussi, monsieur.”

    Finalement, il sourit. Et c’est le sourire le plus serein que je le vois depuis que je le connais.

    Qu’est-ce que j’ai comme chance.

    Jeudi 6 juin

    Fin de journée exécrable : je ressors absolument furieux, en raison d’une réunion qui a sapé ce qui me restait de patience, après une longue journée.

    Je suis comme l’héroïne de La Mélodie du Bonheur (que je n’ai toujours pas vue) et je m’en tape. Dans ces moments-là, où je n’ai plus la force de chercher profondément ce qui me fait faire ce boulot, je me raccroche aux dérisoires parcelles de beau, que je croise au quotidien.

    Pendant les oraux du brevet, il y avait cette élève qui est arrivée avec une dizaine de page de notes. À plusieurs moments, elle a fouillé dedans, elle les a fait tomber, elle s’est perdue. Et une fois qu’elle a trouvé la bonne feuille, elle a continué son exposé en la serrant contre elle, sans jamais la regarder.

    Il y avait aussi cette autre élève, brillante, qui a passé tout son oral une paillette dorée sur le bout du nez, alors qu’elle parlait de façon passionnée du tribunal de grande instance.

    La troisièmes Glee a les seconds prénoms les plus magiques du monde. Dans les états civils de mes élèves, il y a des Divines, des Princes, des Alphas, des Amours et même Leeloo. Et c’est merveilleux.

    Avec T., on est rentré en RER. Il m’a dit que je lui manquais. Et c’est pareil pour moi. Et puis soudain on s’est rendu compte qu’on parlait du futur, si j’ai ma mutation. Je crois qu’il n’y a qu’avec T. qu’on peut discuter, tout temps aboli.

    Sur les myriades de feuilles de préparation de cette réunion à la bouse, C., la prof d’art plastique, a dessiné des liserés bleu foncé autour du bleu ciel de ses lettres. Je ne comprends pas pourquoi, ça me donne beaucoup de force.

    Dans le doute, toujours se raccrocher au beau.

    Mercredi 5 juin

    Je reçois hier un mot furieux d’une lectrice – qui ne m’a pas permis de reproduire ici son texte – suite à mon billet d’hier, dans lequel j’expliquais avoir fait travailler l’oral à mes élèves.

    Elle raconte sa terreur d’avoir à participer en classe, et son ressenti que les enseignants participent à reproduire des schémas oppressifs.

    Je comprends en partie cette personne : tous les ans, depuis que j’enseigne, je me trouve face, comme tous mes collègues je pense, devant des élèves qui ne souhaitent pas prendre la parole en cours, pour des raisons très diverses, et certains souvent justifiées. Que ce soit parce que la parole peut nourrir le harcèlement, que cette modalité les angoisse ou tout simplement parce qu’ils n’apprennent pas mieux de la sorte.

    Mais c’est aussi l’une des obligations d’un enseignant : faire découvrir à nos élèves les modalités de la vie qui les attend par la suite. Peut-être Elfinia, qui a dû ouvrir la bouche quatre fois cette année parviendra à mener sa vie sans avoir à communiquer en public. Mais peut-être pas. Et le jour où elle sera mise face à une situation d’oral, qu’elle ne pourra plus fuir, il est nécessaire qu’elle dispose de quelques outils.

    Et c’est là qu’intervient, comme toujours, l’individualisation. Participer oralement, et c’est ce que j’aurais voulu expliquer à la personne qui m’a écrit, ce n’est pas que lever la main pour répondre à une question posée. Il y a mille façons de participer à l’oral, certaines plus flagrantes que d’autres : ceux qui contribuent à organiser la salle quand il faut en changer la disposition pour une activité, ceux qui trouvent un renseignement plus vite que les autres dans un document et aident leurs camarades, ceux qui, devant un petit public, se révèlent des comédiens de talent, ceux qui ne savent donner leur avis qu’anarchiquement, mais souvent avec pertinence.

    Notre travail n’est pas, à mon sens, de normaliser une participation orale ou de contraindre. Il est d’aller chercher la voix de tous nos élèves, qu’elle soit forte ou ténue, afin qu’ils prennent conscience qu’elle est là. Et qu’elle sera leur alliée, le jour où ils en auront besoin.

    Idéalement, l’école serait un endroit où nous disposerions de suffisamment de temps pour effectuer ce travail délicat. Hélas, comme toujours, nous sommes en manque de moyens, ici temporels. Il n’empêche : peut-être le “participez davantage” du bulletin n’est-il pas une injonction. Juste l’espoir que toi, élève, tu vas trouver comment ce que tu as en toi peut t’épanouir. Et épanouir les autres.

    Mardi 4 juin

    Journée des plus légères au bahut, en cet Aïd 2019. Six élèves en quatrième Alakhazam (on fait de l’oral), six en quatrième Bulbizarre (on écrit une super grande rédaction avec fins multiples et illustrations) et… vingt-trois élèves en troisième Glee.

    Ce que j’aime dans les fins d’années, c’est que l’on fait des rencontres que l’on avait pas eu le temps d’accomplir le reste de l’année.

    Prenez Luke par exemple : un petit bonhomme placide, bon élève, pas particulièrement actif mais pas assez effacé pour qu’on s’en inquiète. Il a passé l’année à passer sous les radars. Et ce matin, devant juste cinq camarades, il donne de la voix, interprétant devant ses potes bouche bée le texte sur lequel je lui ai demandé de travailler. “Il y a des talents, dans cette classe… Mais ils sont cachés par les autres.” commente Alys avec un sourire ironique.

    Ou encore P., l’agent d’entretien, dont je sais qu’il adore l’heroic fantasy. Ce matin, on chantonnera en cœur la publicité Durandil tandis qu’il fait le ménage en réécoutant la saga Naheulbeuk.

    Ou alors, prenez E. et D., deux AED avec qui j’échange quelques bonjours et deux trois phrases sur la musique depuis le début de l’année. Je passe une petite heure à discuter par intermittence avec eux en cette fin de matinée. Un tas de gouts communs nous rapprochent. Et ce sera probablement la seule fois où j’échangerai avec eux.

    Ce que j’aime, avec ce travail, c’est cela : des individus. Que l’on est forcé à fréquenter, que l’on ignore, parce que nos fonctions respectives ou nos emplois du temps ne se croisent pas.

    Mais qui ont tous leurs mondes.

    Lundi 3 juin

    Je suis resté à la répétition des quatrièmes Glee. L’ancienne cinquième, celle que j’ai suivie pendant deux ans, celle qui m’a illuminée.

    Ils sont en quatrième. Les choses ont énormément changé. Ils traînent les pieds, soufflent. Bavardent beaucoup. Il y a cet exercice, où on leur demande de lâcher prise. De se mettre sur la pointe des pieds, créer un espace, et souffler. Ils n’y arrivent pas, sont raides, rient, gênés. Seul Benvolio réussit l’exercice.

    “C’est parce que Benvolio sait qui il est, dis-je plus tard à un Monsieur Vivi dépité. Lâcher prise, ça nécessite d’avoir un ego en place.”

    Et c’est là que ça me frappe : les quatrièmes Glee font face à leurs Ombres.

    J’ai parlé mille fois ici de Persona 4, et de cette partie du jeu qui m’a davantage aidé que des trouzaines d’heure de méditation, alors je la fais vite : les héros sauvent des personnages d’un monde parallèle, dans lequel les victimes font face à leurs Ombres. Ombres qui sont des manifestation de leur psychée qu’ils refusent d’accepter. Tant qu’ils sont dans ce refus, l’Ombre est un monstre à combattre. Quand le personnage l’accepte, elle se transfigure en une Persona, une image de soi qui servira ensuite à combattre d’autres ombres.

    Je trouve cette idée fascinante parce qu’elle me semble vraie. Les quatrièmes Glee sont, pour la plupart, et comme presque tous les ados de leur âge, en représentation. Refusent d’éprouver du plaisir à chanter, d’avoir une grosse voix, de marcher gracieusement ou d’aimer sautiller. Ils arborent un masque qui est celui des ados d’Ylisse : mêmes références, mêmes habits, mêmes envies. Et si on leur demande de laisser tout ça, ils craignent de disparaître.

    C’est un combat ardu, que d’accepter son Ombre, et de ne pas se laisser bouffer par elle. Benvolio y est parvenu. Il est arythmique, maladroit et très attentif, c’est lui, et c’est comme ça. Mais ça, ils sont encore peu nombreux à l’accepter.

    Nous sommes peu nombreux à l’accepter.

    Parce que là où Persona 4 montre ses limites c’est qu’il ne nous dit pas que nos Ombres, nous avons à les accueillir toute notre vie.