Lundi dernier.
Sortie au centre Beaubourg. J’accompagne une bande de Troisièmes non-identifiés. Hormis Pamaila que j’avais en cours l’année dernière. Pamaila est une expérience intéressante pour tout enseignant. En ceci que tu te demandes d’abord si elle fait exprès de te balance des trucs du genre : « Monsieur, le Sud, c’est bien à l’Est ? » ou alors « J’ai VU le livre qu’on devait acheter mais j’ai crié ! Il est TROP GROS ! » ou bien « Monsieur je viendrai pas en cours demain j’aurai pas envie. »
Pamaila l’élève concept. Et blonde pour ne rien arranger. Source inépuisable de perles pour blog de prof en manque d’inspiration.
Pamaila sauvée par l’art contemporain.
Tout au bout de la galerie, les Troisièmes non identifiés découvrent trois oeuvres d’Yves Klein. Et, alors que Pamaila contemple un monochrome du fameux bleu, hypnotique, je vois le vertige de la toile faire écho à ce qui se trouve derrière ses pupilles.
Désormais je ne dirais plus qu’elle est aux abonnés absents, qu’elle plane, que son cerveau s’est barré en vacances.
Non.
Pamaila, elle a du bleu Klein plein la tête..


















